Depuis quelques années, les incubateurs sont à la mode. Il en fleurit aux quatre coins de la France – on en dénombre aujourd’hui 228 –, et ils sont devenus un outil essentiel d’accompagnement et de développement des jeunes pousses. Mais concrètement, un incubateur, comment ça marche ?

Les débuts d’une startup sont souvent semés d’embûches : recherche de financement et de locaux, développement de l’activité… Les questions et les problématiques sont nombreuses pour les jeunes entrepreneurs, qui ne savent pas toujours vers qui se tourner. Heureusement, les incubateurs sont là pour les soutenir – mais chacune de ces structures a ses particularités.

Un incubateur, pour quoi faire ?

Un des grands avantages d’une telle structure est de pouvoir y trouver des conseils pratiques (juridiques par exemple), des aides au financement, et de pouvoir rejoindre un véritable réseau. C’est l’occasion de rencontrer d’autres entrepreneurs, mais surtout d’entrer en contact avec les partenaires de l’incubateur, qui deviendront sans doute de futurs investisseurs. Une fois sorti d’incubation, ce qui n’était qu’une idée ou un embryon d’entreprise doit s’être transformé en business performant et autonome. L’incubateur, en plus d’être une structure d’accompagnement, fait parfois aussi office de structure d’accueil en fournissant des locaux où se développer. Du matériel, notamment informatique, peut ainsi être mis à disposition.

[Témoignage] – Luc Deroulers : “Il ne faut pas hésiter à rejoindre un incubateur !”

Est-ce vraiment fait pour moi ?

D’une manière générale, les incubateurs s’adressent aux projets innovants, en amont de la phase de création ou ayant déjà quelques mois d’activité. Mais si la plupart de ces structures se rejoignent sur certaines offres (mise à disposition du logement et de matériel, conseils pour bien se lancer, coaching…), chacune possède un champ d’expertises plus ou moins restreint, et un fonctionnement spécifique. Votre entreprise est-elle plus à visée nationale ou internationale ? Environnementale ou sociale ? À vous de juger si vous vous retrouvez dans les valeurs de telle ou telle structure, et si son implantation géographique vous convient. Alter’Incub, par exemple, est un incubateur régional qui opère en Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes, et qui se spécialise dans les innovations sociales. Il existe des structures spécialisées dans les startups sportives, pharmaceutiques, énergétiques… La Technopole de l’Aube, quant à elle, propose un accompagnement à tout projet à caractère innovant, à moins de deux heures de Paris.

Et en pratique ?

Pour pouvoir rejoindre ces structures, il faut soumettre un dossier de candidature qui sera ensuite étudié par un comité de sélection. Car intégrer un incubateur est également une preuve de qualité, qui pourra ensuite être mise en avant lors de la recherche de financement. La durée de l’incubation peut varier de quelques mois à quelques années, durée après laquelle vous devriez pouvoir voler de vos propres ailes. Quant aux tarifs, ils font eux aussi le grand écart – notamment entre la capitale et la province.

Géographie, coût, ambition ou spécialisation : nombreux sont les facteurs qui peuvent jouer dans la recherche de l’incubateur qui correspondra parfaitement à votre startup. Ce n’est pas un choix à faire à la légère, ni une étape indispensable pour tous les projets ; cela peut cependant être un excellent tremplin pour mettre votre startup sur les rails de la croissance et lui permettre d’atteindre rapidement des objectifs concrets.

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