SARL, SAS, EURL… Ne désespérez pas, vous finirez forcément par rencontrer le statut juridique qui ira comme un gant à votre entreprise. Mais pour s’engager dans la bonne direction, il faut être sûr d’être faits l’un pour l’autre !

Les possibilités de statut juridique sont nombreuses – et il est primordial de bien le choisir pour que votre aventure entrepreneuriale se passe bien. Une décision qui doit être mûrement réfléchie, car derrière chaque acronyme se cachent des spécificités, des bons côtés et des points faibles.

Vous êtes plutôt : célibattant

=> EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
En amour comme en affaires, vous savez ce que vous voulez : si pour vous, mieux vaut être seul que mal accompagné, l’EURL est faite pour vous. Ce statut juridique peut être la première étape vers un développement de l’entreprise, comme elle peut être une fin en soi. L’EURL est une SARL à un seul associé et suit donc la même législation.

L’EURL permet de créer son entreprise en sécurité et en simplicité. Votre patrimoine personnel est protégé, et sa création ne coûte pas cher. Cependant, ce statut est plus contraignant qu’un statut d’auto-entrepreneur car il faut, par exemple, déposer tous les ans ses comptes au Greffe du Tribunal de Commerce. À noter : son gérant est automatiquement affilié au RSI.

Vous êtes plutôt : seul… pour l’instant

=> SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Vous vous suffisez à vous-même, mais vous n’êtes pas fermé à d’éventuelles propositions ! Dès que vous n’êtes plus seul aux commandes, votre SASU devient une SAS.

Ce statut a l’avantage d’être très souple et de faciliter le développement ultérieur de l’entreprise, en laissant beaucoup plus de liberté que l’EURL (notamment dans la cession des actions, dans l’organisation…). Cependant, il faut garder en tête que la SASU est rarement adaptée à une entreprise en création.

Votre responsabilité est limitée. Vous aurez de plus le statut d’assimilé salarié affilié au régime général de la sécurité sociale, vous assurant ainsi une meilleure couverture sociale que l’EURL.

Vous êtes plutôt : noces de diamant

=> SARL (Société à Responsabilité Limitée)
Si vous voyez votre entreprise comme une grande famille, la SARL est faite pour vous. Votre entreprise doit comporter de minimum 2 à maximum 100 associés. Comme son nom l’indique, votre responsabilité ainsi que celle de vos associés est limitée au montant de vos apports respectifs.

La gestion d’une SARL est rigide et encadrée. Cela peut être un inconvénient frustrant pour une entreprise très ambitieuse, mais c’est avant tout un cadre sécurisant pour les associés : ce n’est pas pour rien que c’est le modèle le plus répandu en France !

Vous êtes plutôt : union libre

=> SAS (Société par Actions Simplifiées)
Vous tenez à votre liberté, mais vous voulez faire de grandes choses ensemble. La SAS a les mêmes avantages que la SASU : souplesse et encadrement législatif minime. Elle est très adaptée aux levées de fond, ce qui en fait le statut préféré des startups. Les démarches et les frais de création sont cependant lourds comparé aux autres alternatives.

Vous êtes plutôt : besoin de personne

=> Auto-entrepreneur, Entreprise Individuelle (EI), Micro Entreprise (ME), Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL)
La solitude ne vous fait pas peur, et vous ne comptez pas vous associer. Pour ce genre de projet, vous avez l’embarras du choix. Il y a le classique statut d’auto-entrepreneur ; l’EI, simple et facile d’accès, mais risqué car à responsabilité illimitée ; la ME, avec un régime fiscale spécifique, mais qui peut se révéler complexe ; enfin, l’EIRL est très réglementée mais est fiscalement avantageuse et d’un fonctionnement simple. Cette dernière se cumule (sous conditions) avec le statut d’auto-entrepreneur.

Alors, avec quel statut juridique votre entreprise coulera-t-elle des jours heureux ?

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