Luc Deroulers est le créateur de la startup Eurocelp, un laboratoire d’analyse de la qualité d’échantillons de pommes de terre destiné aux professionnels du secteur. Il a rejoint la Technopole de l’Aube en 2012 et revient pour nous sur l’intérêt, à ses yeux, des incubateurs d’entreprise.

Pourquoi avoir fait, à un moment de votre vie d’entrepreneur, le choix de vous orienter vers un incubateur, en l’occurrence la Technopole de l’Aube ? Qu’en attendiez-vous ?

J’ai connu la Technopole grâce à l’événement Plug&Start, et j’ai vite compris ce que j’allais pouvoir y trouver. De l’accompagnement, tout d’abord : mon projet était très technique, et je manquais de connaissances scientifiques. J’avais donc besoin que l’on m’accompagne sur ce point.

Par ailleurs, j’ai pu bénéficier de ce que l’on appelle « l’effet miroir », c’est-à-dire que j’avais toujours quelqu’un avec qui échanger sur mon projet et ses développements potentiels. C’est par exemple la Technopole qui m’a orienté vers Bpifrance. J’ai ainsi été aidé dans le montage de mon dossier, notamment dans l’identification de certains détails, et j’ai obtenu une subvention de la part de la banque publique d’investissement.

Comment résumeriez-vous l’intérêt d’un incubateur comme la Technopole de l’Aube ?

Un incubateur, c’est une aide précieuse au quotidien qui permet de ne rien oublier, d’avoir une vision globale sur le projet et de prendre un peu de recul au moment où cela s’impose. « Lever la tête du guidon » est important dans un projet entrepreneurial : il faut être en capacité de se poser les bonnes questions au bon moment pour réussir à concrétiser son projet.

De plus, rejoindre un incubateur offre une aide réelle d’un point de vue immobilier. Car lorsque l’on a une entreprise, tout ne se passe pas forcément comme on le voudrait : il faut être vigilant sur les charges que l’on s’impose. Bénéficier d’un coup de pouce concernant les locaux, c’est donc très appréciable !

Quel conseil donneriez-vous à un porteur de projet qui se poserait la question de savoir si un incubateur peut l’aider à concrétiser son idée ?

En premier lieu, qu’il arrête d’hésiter ! Tout entrepreneur — qui a un projet innovant en particulier — y trouvera de nombreux conseils pour faire avancer plus vite son projet, et le rendre plus efficace, plus vite. Ce n’est que du bénéfice !

Y a-t-il, selon vous, un « meilleur moment » pour rejoindre un incubateur ?

Selon moi, le meilleur moment, c’est — dans le cas d’une entreprise innovante — dès que la technique est bien avancée, et que l’on arrive au stade du prévisionnel et/ou du business plan. C’est d’ailleurs ce que demandera l’incubateur.

Mais lorsque l’on se sent prêt, il ne faut pas perdre de temps : la phase de démarrage est la plus importante, autant avoir les bonnes informations, prendre les bonnes décisions et les bonnes directions grâce à l’accompagnement qu’offre un incubateur !

Merci à Luc Deroulers pour son témoignage !

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